Vendredi, le Parti vert’libéral valaisan (PVL Valais) a donné sa position au sujet du préavis législatif du 6 juin 2025 sur la création d’une société anonyme d’économie mixte pour la gestion de l’aéroport de Sion. Voici nos positions:
Gouvernance et transparence
Le PVL soutient la création de cette société mais demande des précisions sur les modalités et le calendrier d’une éventue le ouverture du capital à des acteurs privés. À long terme, une privatisation complète devrait être envisagée.
Nous regrettons l’absence de représentants issus des législatifs dans le futur conseil d’administration et demandons l’intégration explicite de membres du Grand Conseil, à l’image du modèle genevois, afin de garantir une représentation démocratique.
Environnement et financement
L’aéroport génère des impacts négatifs qu’il faut impérativement réduire et compenser. Le PVL demande l’instauration d’un mécanisme de compensation environnementale fondé sur le principe du polueur-payeur et l’adaptation des taxes d’utilisation en fonction des coûts réels et des émissions, pour encourager les technologies neutres en CO₂. Les activités privées, comme la promotion régionale ou les vols de travail, ne doivent pas être subventionnées. Seule la gestion des catastrophes relève de l’intérêt public et doit être financée par le
canton.
Responsabilité et cohérence
Le PVL s’interroge sur la compatibilité de la promotion de l’aéroport avec les objectifs de neutralité carbone à l’horizon 2040 et de réduction de la consommation énergétique à 2060. Des mesures cosmétiques, comme l’introduction d’une navette électrique, ne sauraient masquer une approche incompatible avec ces ambitions.
En résumé, le PVL Valais soutient la création d’une société de gestion mixte, mais exige une gouvernance démocratique, un financement autonome et une véritable responsabilité environnementale pour l’aéroport de Sion.